Nicolas Bole

Mon CV, c’est de longtemps me chercher et ça continue toujours un peu. Après des premières études en gestion qui m’ont amené à me rendre compte de ce que je ne voulais pas, je me suis réorienté vers la sociologie puis le documentaire. Comme il y a un temps pour tout, il a fallu commencer à travailler, ce que j’ai fait au Vietnam en tant qu’attaché audiovisuel du Consulat général de France.
Sitôt rentré à Paris, j’ai senti le poids d’une vie qui ne me correspondait pas totalement. Je mettrai finalement six ans à partir à Marseille, pendant lesquels j’ai commencé à approcher le mode de vie qui me correspond : travailler par projet, en collectif ou en autonomie, mais en évitant le métro-boulot-dodo. J’ai participé à l’animation d’un site Internet sur l’actualité du documentaire, Le Blog documentaire (encore actif aujourd’hui), co-écrit deux livres sur un sujet pointu (les nouvelles formes narratives de documentaire), transmis mon savoir à travers des formations, participé à l’écriture de projets audiovisuels et web sur des artistes (Tati et Picasso) pour ARTE…
Puis il a fallu encore se rapprocher d’un idéal – se chercher, toujours. J’ai pris la liberté de refaire un master de réalisation documentaire à Lussas en Ardèche, où j’étais déjà venu pour le festival de documentaire en bénévole ou festivalier. La formation terminée, j’ai été recruté pour assurer la coordination dudit festival. J’ai également commencé à tourner un film documentaire, sur l’émergence d’un supermarché coopératif à Marseille.
Tout cela m’a amené au projet de Chirols, à sa multiplicité et sa singularité, avec l’envergure d’un projet qui nécessite des compétences que personne ne peut avoir seul. Au sein du projet, je souhaite développer ce que je sais faire (la coordination de projets, la formation, l’organisation d’événements dans le milieu de l’audiovisuel) mais aussi ce qui m’anime : créer des ponts entre des métiers qui n’ont a priori rien à voir mais qui se retrouveront à proximité à Chirols : toutes les compétences artistiques côtoieront celles de la réhabilitation écologique, de la gestion de projets et demain, de la gastronomie ou de l’hébergement en résidences diverses. C’est cela qui me fait rêver les yeux ouverts dans ce projet.

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